Concordia Cup 2014.... Vous avez dit Cocorico?
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Concordia Cup 2014.... Vous avez dit Cocorico? il y a 5 ans, 9 mois #702

  • Phil.
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Cocorico !
Un peu ridicule n’est-ce pas ?

Et pourtant, peut-être pas tant que cela. Car même les blasés de tout, même ceux qui ne voudront jamais l’avouer, même ceux qui fustigent tout et sans cesse, ressentent un petit et parfois un grand quelque chose quand ils portent le maillot de leur équipe… et de leur « pays ». Et quand la victoire vient couronner tout cela il y a la joie, simple et forte, ce bonheur partagé et les OOOOOhhhhhhhEEEEE des Tamarins qui ne sont qu’une variante du Cocorico national sont un trop plein de bonheur qui doit, absolument, s’exprimer car il est trop fort pour rester enfoui.
Ce cri n’est pas un cri de guerre mais plutôt un cri de ralliement, plein de vigueur, et Epicure ne l’aurait sans doute pas renié car il exprime le bonheur de se joindre les uns aux autres et de partager. Si le Cocorico est par nature un chant solitaire, nos OOOOhhhhhhEEEEE ne se conçoivent qu’en groupe et ouverts à tous. Tellement ouverts que nos amis de Sint Maarten, même défaits, se sont risqués à s’y joindre.

Alors, si le coq est le seul animal qui parvient à chanter les pieds dans…. on aura appris que les Tamarins sont les seuls à pouvoir pousser leur OOOOOhhhhhhEEEEE les pieds dans….l’eau. Car de l’eau, il en eut ce week end et si cette Concordia Cup restera dans les annales comme la 3ème victoire de la partie française elle restera aussi comme la plus arrosée. Certes les autres éditions avaient elles aussi été arrosées, mais c’était plus par les membres d’honneur de la SMGA, MM Heinekein, Presidente et Mary Bloody, que par les Dieux de la pluie.

Vigilance Jaune, puis rouge, couvre-feu de la partie hollandaise, routes coupées, le déluge s’abattait sur notre Ile. Et pourtant nous étions prêts, remontés comme des horloges comtoises et bardés de nouveaux polos. Les ordres succédaient aux contre-ordres, comme les averses succédaient aux accalmies. Les nerfs de chacun étaient mis à rude épreuve car cela faisait longtemps que nous l’attendions ce week end de Concordia, en fait depuis un an….
Mais, enfin, comme les Dieux du Golf sont bienveillants, le Dimanche s’ouvrait sur la promesse d’un temps plus clément et puisque les écossais disent que « ce qu’il y a de bien avec le Golf, c’est que l’on peut y jouer même quand il fait beau » les deux équipes étaient enfin rassemblées pour disputer ce match qui s’était tant fait attendre et qui allait ainsi se dérouler sur une seule journée.

Incroyable parcours que ce terrain de Mullet Bay. Submergé par les orages et les trombes d’eau pendant une nuit et presque une journée. Alors que la sécurité civile et les pompiers intervenaient encore un peu partout, il présentait ce Dimanche un beau visage et s’il subsistait encore quelques stigmates c’était sans doute pour mieux mettre en valeur le travail gigantesque fourni par Howard et ses équipes et les insolentes capacités de drainage de ce sol sablonneux. Les greens, particulièrement, semblaient n’avoir rien vu ou presque.

Les tentes étaient réajustées, le petit déjeuner généreusement offert par Dauphin Telecom était prêt, chacun découvrait ses adversaires de « foursome » dans les perversités du tirage au sort…. et l’aventure pouvait enfin commencer.

Le Foursome est sans doute une des plus délicieuses tortures que le Golf peut offrir mais aussi une belle aventure humaine. Pendant 18 trous celui qui vous accompagne devient l’être le plus important au monde, celui pour qui l’on doit être prêt à mourir sur le terrain, car à ce moment là il devient l’autre partie de soi-même. L’on doit y porter le poids de ses propres erreurs et celles de son partenaire…. mais quel bonheur quand on apporte à l’autre ou quand on le reçoit, le coup qui réussi et donne le gain du trou. Comme un cadeau.

La partie française abordait ces Foursomes avec détermination et une volonté farouche de vaincre le signe indien qui semblait s’acharner sur notre équipe dans cette formule qui ne nous avait que très rarement été favorable et qui nous mettait traditionnellement en situation difficile dès le début de la rencontre, nous contraignant à d’impossibles remontées dans les simples. Et souvent alors, l’héroïsme et les exploits accumulés n’avaient pas été suffisants.
Dans tous les coins du terrain les batailles étaient intenses et les nouvelles « paires » constituées, non seulement résistaient, mais remportaient de brillantes victoires. Dans les Foursomes, les coups héroïques sont légion et les retournements sont nombreux et c’est le charme si subtil de cette formule. Les « paires » constituées à grand renfort de Doliprane, parfois expérimentales, fonctionnaient bien et au retour de cette première manche, les Tamarins avaient réussi leur pari de ne pas être distancés, et viraient même en tête. Certes de peu, mais en tête tout de même par 5,5 points et demi contre 3,5 !

Nous n’avions plus alors à craindre que notre propre peur car chacun sait bien que la pression est plus forte lorsque l’on est « chassé » que lorsqu’on est « chasseur », lorsqu’on est le dos au mur que lorsque l’on doit ne pas perdre la tête.

La collation de l’entre deux tours était plus détendue dans la partie française et la détermination de l’équipe était palpable. L’après midi allait être intenable car si nous sentions la victoire possible, nous savons tous que, traditionnellement, nos adversaires de la partie hollandaise sont toujours de remarquables compétiteurs, au Golf comme ailleurs, et que se défaire d’un « hollandais » à ce jeu est toujours une épreuve….. comme s’il fallait les « tuer » deux fois pour être bien sûr qu’ils soient morts.

Dire que ce fût alors très accroché est un doux euphémisme. Les matchs se renversaient bien souvent et chacun était face à un défi. Ceux qui n’avaient pas réussi comme ils l’auraient souhaité le matin devaient surmonter cette déception et ceux qui avaient remporté leur match se devaient de maintenir ce niveau de performance. Le problème en sport est qu’il existe toujours un adversaire qui, généralement, a les mêmes intentions ….. ce qui fini par être franchement un peu agaçant.

Au fil des retours des équipes, on sentait monter la tension. Les premiers matchs rentraient équilibrés puis une vague de victoires de la SMGA venait les placer en tête avant que 2 victoires Tamarins ne rétablissent l’équilibre.
Alors que presque toutes les parties étaient rentrées depuis un certain temps, il ne restait alors que 2 matchs en cours sur le terrain et le fait qu’elles poursuivaient aussi longtemps le combat dans le jour déclinant laissait à penser que leur issue ne pouvait être qu’incertaine. Or il suffisait que l’une de ces deux équipes ramène ½ point pour que la victoire bascule du côté des Tamarins !
Un peu comme un symbole, ce fût notre Capitaine qui arracha sur le 18ème trou l’égalité au terme d’une remontée impensable, pour ramener ce ½ point si attendu et donner une exceptionnelle victoire aux Tamarins par 14 points à 13 !
Comme un symbole seulement. Car l’avantage d’une victoire par un point est que chaque point ou même chaque ½ point aura été celui de la victoire et que tous, sans exception, auront été déterminants. Mais comme un symbole tout de même de la volonté d’une équipe, de l’unité, de la cohésion que l’on sentait et qui diffusait ses ondes sur l’ensemble des parties.

Oui, cette Concordia nous offre de grands moments et lorsque les victoires sont si disputées elles laissent un goût ineffaçable.

La remise de prix a été celles des hommages, nombreux.

En premier lieu celui à Jason Nyuiadzi dont la mémoire restera attachée à la Concordia depuis 4 ans déjà.

Puis évidemment aux Tamarins pour cette belle victoire. Quel moment ! Et tous, auront participé à ce moment quelques soient les aléas des matchs car, comme nous le souhaitions, comme il le fallait, chacun s’est battu dans un état d’esprit irréprochable. Ceux qui n’auront pas été favorisés par le sort, comme le sport le veut parfois, car ils étaient présents et bien « vivants ». Ceux qui ont apporté les victoires. Et enfin les rookies qui ont subi le baptême du feu avec enthousiasme, fierté, et qui ont su tenir leur rang.

Hommage à nos adversaires de la SMGA qui, comme à l’accoutumée nous auront offert un combat de très haute tenue qui rend la victoire encore plus suave.

Hommage à Howard qui, cette année plus que les autres encore, a déployé une énergie et un immense amour du Golf pour nous proposer un terrain meilleur que tout ce que nous pouvions espérer dans ces circonstances exceptionnelles.

Hommage aux sponsors, nombreux et généreux.

Hommage aux deux Clubs réunis qui ont rendu possible un tel évènement,

Hommage au Bureau des Tamarins et au Capitaine qui terminent ainsi cette mandature par un éclatant succès et le « Grand Chelem » de nos équipes après la victoire dans le « 3 Island » !


Bravo et merci à tous !
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